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BAS¸

DAKAR |


PRESENTATION
La région compte 3 départements, 13 arrondissements, 1 465 villages et 40 collectivités locales dont 35 communautés rurales, 4 communes et 1 région. Elle couvre une superficie de 59 602 km2, soit 30% du territoire national.
o Le staff de la Direction régionale
Le personnel de la Direction régionale de l'ANCAR est composé de :
- Un Directeur Régional (DR), Ingénieur des Eaux et Forêts, spécialisé en aménagement forestier, formateur
- Un Assistant au Directeur régional (ADR), Ingénieur Agronome, spécialisé en économie rurale
- Deux Techniciens spécialisés (TS), respectivement en agroforesterie et grandes cultures
o Les équipes de terrain
- Dix Conseillers Agricoles et Ruraux (CAR) ayant comme formation de base : foresterie, agriculture, élevage, horticulture.

o Présentation des communautés rurales :
Le déploiement de l'ANCAR est progressif et suit le rythme de mise en place des Cadres Locaux de Concertation des Organisations de Producteurs (CLCOP). De cinq communautés rurales en 2001, le nombre est passé à 10 en 2003 et à 18 en 2004.

PRINCIPALES ACTIVITES MENEES en 2002-2003

o Programme de reconstitution du capital semencier
Le programme ambitionne de lever les contraintes relatives à la disponibilité et à l’accès des producteurs aux semences de qualité et certifiées pour l’arachide et le maïs. Le programme avait débuté en 2002 dans les communautés rurales de Sinthiou Malème et de Missirah. Il est par la suite étendu l'année 2003 aux communautés rurales de Bamba Thialène, Dialokoto, Makacolibantang et Kothiary.
Le programme émane d’une demande exprimée par les producteurs et vise à apporter des solutions aux contraintes exprimées par les organisations de producteurs. A ce titre, il a pour but de contribuer à la reconstitution, de manière durable et endogène, du capital semencier dans la région de Tambacounda en s’appuyant sur la professionnalisation des organisations de producteurs.

Le programme vise entre autres objectifs :
1. De satisfaire les besoins de la région en semences de qualité et en quantité pour l’arachide et le maïs ;
2. De renforcer les capacités techniques et organisationnelles des producteurs dans la multiplication des semences
3. D’asseoir un partenariat effectif des différents acteurs dans la mise en œuvre du programme ;
4. D’accroître les productions agricoles et les revenus des producteurs et contribuer ainsi à la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans la région ;
5. De professionnaliser les producteurs dans la multiplication de semences par la mise en place de GIE ; d’Unions et de Fédérations de producteurs autonomes capables de conduire le programme.

o Renforcement de capacités des producteurs et de leurs organisations

Formation sur les techniques de production de semences
Dans le cadre du programme de reconstitution du capital semencier régional, une formation en techniques de production de semences s'est déroulée du 8 au 13 juillet 2002 dans les locaux de la Pépinière Régionale à la sortie de Tambacounda sur la route de Bakel.
Initialement prévue pour les conseillers Agricoles et Ruraux (CAR) de l'ANCAR, la formation a regroupé 36 participants repartis comme suit :
- Conseillers Agricole Ruraux : 12
- Producteurs : 24


La formation a eu pour objectif de
:
- donner aux techniciens et aux producteurs les connaissances nécessaires pour la conduite d'un programme de production de semences communautaires;
- assurer un encadrement rapproché sur le terrain des techniciens et producteurs.
Il s'agissait donc durant la formation, de passer en revue l'ensemble des éléments constitutifs d'un programme de multiplication de semences.
Cette formation revêt une importance capitale car la semence est définie comme étant le premier intrant en agriculture. En effet, l'utilisation de semences améliorées est la base pour une meilleure production et un préalable à l'introduction même des autres facteurs de production.
La production de semences de qualité et en quantité suffisante, a pour point de départ la création de variétés performantes. Elle s'effectue à partir d'un schéma approprié de multiplication et de techniques culturales adaptées

oFormation sur hygiène, conservation et transformation du lait

En milieu rural, la production laitière est confrontée à de nombreuses contraintes qui freinent le développement de cette filière. Parmi celles-ci, on peut citer principalement :

- Un suivi insuffisant des femelles laitières ;technique de transformation et conservation du lait
- Une méconnaissance des règles d’hygiène lors de la traite, la conservation et la commercialisation du lait et de ses dérivées ;
- La non-maîtrise de certaines techniques de transformation qui devraient contribuer à rentabiliser la forte surproduction constatée en hivernage ;
En plus, en saison des pluies, le pâturage et les points d’eau sont abondants de même que la production. Cependant, on note beaucoup de maladies en cette période hivernale. Pour écouler le stock de lait assez abondant, les éleveurs utilisent différentes astuces parmi lesquelles :
- La recherche de clientèle en ville;
- L'approvisionnement des unités de transformation laitière;
- Le barattage.
Force est de reconnaître que même si certains éleveurs tirent leurs épingles du jeu en cette période de forte production, d’autres par contre éprouvent d’énormes difficultés pour écouler le lait. Une bonne partie de la production de lait est donnée aux veaux ou tout simplement jetée, ce qui constitue un manque à gagner important.
C’est dans le souci d’apporter des éléments de réponse à toutes ces préoccupations des éleveurs, la Direction régionale de l'ANCAR de Tambacounda a organisé une série de sessions de formation dans trois communautés rurales. Il s’agit de Missirah, Koussanar (Dawady) et Maka.

o Appui à la relance de la filière maïs
Dans le cadre du programme de relance de la filière maïs, la Direction régionale de l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural de (ANCAR) de Tambacounda s’est fortement impliquée par le biais de nombreuses activités notamment :
- Une campagne d’information, de sensibilisation et de mobilisation des Cadres Locaux de Concertation des Organisations de Producteurs (CLCOP) et des différentes organisations de producteurs.Semences de maïs produites sous l'encadrement de l'ancar
- Une estimation des besoins en intrants des organisations et des producteurs porteurs potentiels du programme dans les communautés rurales d’intervention de la Direction régionale de l’ANCAR ;
- recrutement exceptionnel d’un Consultant chargé d’appuyer le suivi du Programme de relance de la filière dans les communautés rurales abritant des cadres locaux de concertation des organisations de producteurs ;
- Le suivi de la mise en place des intrants compte tenu des estimations de besoins effectuées par les conseillers agricoles et ruraux ;
- La mise en place de fiches sur le terrain pour évaluer les productions réelles, les niveaux de consommation et le disponible pour les ventes;
- Une rencontre avec les commerçants en ville et dans les loumas pour identifier leurs besoins d'achats à mettre à la disposition des producteurs et leurs organisations.

o la transhumance avec LVIA

Dans le cadre du Programme d’Appui au Développement Local (PADL) mené dans le département de Tambacounda, le Consortium LVIA - Eau Vive s’est engagé aux cotés de cinq communautés rurales des arrondissements de Koumpentoum et Koussanar pour promouvoir la concertation entre les acteurs locaux.

A cet effet, le Consortium LVIA- Eau Vive s’est attaché les services de la Direction régionale de l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR) de Tambacounda par le biais d’une consultation restreinte visant la sélection de personnes ressources chargées d’organiser une rencontre entre agriculteurs et éleveurs afin de prévenir les distorsions relatives au développement agricole et pastoral.

En réponse à une demande locale, la rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par la décentralisation, le transfert de compétences en matière de gestion foncière et pastorale et la recrudescence des conflits entre agriculteurs et éleveurs, corrélée à l’insuffisance des ressources agricoles et pastorales. La rencontre avait pour ambition de susciter le dialogue entre les différents acteurs du développement rural.
l'ancar appui à la modernisation de l'élevage
Pour ce faire, les acteurs à la gestion des ressources agricoles et pastorales à savoir les éleveurs (résidents et transhumants), les agriculteurs, les autorités locales et décentralisées et les dispositifs d’appui au développement rural des communautés rurales de Bamba Thialène, Koumpentoum, Koussanar, Kouthiaba et Malème Niani ont été conviés à la rencontre. Ces diverses sensibilités ont, sous la supervision de l’équipe dépêchée par la Direction régionale de l’ANCAR de Tambacounda et avec la facilitation du chef de village de Koumpentoum, échangé sur les aspects liés à la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs et sur les textes, lois et règlements les régissant.
De ce fait, la rencontre de Koumpentoum, tenue sous la présidence du Sous-Préfet dudit arrondissement, a le mérite, entre autres, de traiter durant les journées des 16 et 17 juin 2003, de problèmes endémiques et d’enjeux nationaux et sous régionaux.

o renforcement de capacités des gérants de caisse pour la FONGS etc.

Après quelques années de mise en place du système d’épargne et de crédit au bénéficie des membres, la FONGS (fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal) compte élargir la base de formation des gérants afin de leur permettre de répondre aux préoccupations des membres des caisses.
En effet, les caisses disséminées un peu partout dans la région de Tambacounda, présente un tableau sombre en terme d’appui réel pour les populations rurales. Il faut alors trouver de nouvelles orientations en passant par la formation-organisation afin de permettre à cet outil d’être au service de la base et non la base au service des caisses.

PROGRAMME ANNUEL 2004 :

Développer, consolider et assurer la pérennisation des acquis
Cette orientation concerne les anciens CLCOP. Pour ces derniers, les acquis des programmes des programmes précédents en terme de processus d’élaboration, de mise en œuvre et d’évaluation ainsi que les réalisations qui en sont issues doivent être d’une part consolidés et d’autre part pérennisés.
Pour ce faire, cette orientation sera déclinée dans la démarche de l’Ancar en ces objectifs suivants :
Le renforcement et la valorisation des compétences opérationnelles des OP dans les domaines d’appui :
L’objectif de la Direction régionale Tambacounda est d’optimiser le conseil agricole et rural en réduisant le rapport coût sur profit. Pour ce faire, toutes les intermédiations concourant à la réalisation d’activités seront adossées à des renforcements de capacités techniques et opérationnelles pour permettre d’optimiser les résultats de la mise en relation. De même, toutes les formations seront suivies de programmes visant leur valorisation par les producteurs. Ainsi, l’exercice de 2004 sera marqué par l’émergence de projets de valorisation des compétences.
En effet, dans un souci de valorisation de ces programmes de renforcement de capacités techniques et opérationnelles au même titre que les formations antérieures relatives à l’hygiène, la transformation et la conservation du lait, la direction régionale retient de concert avec les producteurs de promouvoir des projets dans ces domaines.
• La mise en place d’un appui global dégressif dans le temps avec une plus grande responsabilisation des producteurs :

Les programmes de restitution du capital semencier, d’approvisionnement de la laiterie de Missirah seront marqués par le désengagement progressif de l’Ancar au profit d’organisations des producteurs professionnalisées dans la conduite de ces activités. Pour réaliser cet objectif, la Direction régionale mise sur une plus grande capacitation des OP porteurs en vue de les responsabiliser davantage.
• L’émergence d’organisations professionnelles locales fortes :
L’une des ambitions de l’Ancar est la professionnalisation des organisations des producteurs. A ce titre, la Direction régionale compte professionnaliser conformément aux besoins exprimés les organisations des producteurs dans la multiplication de semences, dans les productions de banane, du miel etc. et dans la transformation des produits locaux (Dimb, lait, maïs etc.). Il convient de noter à ce niveau qu’il ne s’agit pas de créer de nouvelles organisations- c’est contraire à la vocation de l’Ancar. Il s’agit plutôt de recenser les organisations de producteurs s’adonnant à ces activités pour les rendre plus professionnelles.
Contribuer à générer, à adapter et faire adopter les techniques performantes et adaptées aux conditions des producteurs des localités d’intervention.
• Produire conjointement avec les producteurs un référentiel technique adapté à leurs besoins et à leurs attentes.
Sur la base de besoins exprimés par les producteurs seront élaborés des projets de recherche développement conjointement avec ces derniers, les institutions de recherche et les partenaires intéressés.

• Capitalisation des principaux résultats :
Des foras d’échanges, des voyages d’études thématiques et des émissions à la radio permettront de partager avec un plus grand éventail de producteurs et de partenaires les résultats de nos différents programmes. Il s’agira à ce niveau de privilégier les pratiques endogènes éprouvées qui se sont révélées concluantes dans le cadre de la conduite d’un programme donné. Pour cet objectif, la Direction régionale privilégie l’information, le conseil et l’appui-conseil comme outils.
• Engager une évolution positive de la situation de référence des communautés rurales réceptacles de notre intervention.
Cette orientation concerne toutes les communautés rurales dans lesquelles la Direction régionale intervient. Elle se décline en ces objectifs ci-après :
• Affiner la situation de référence de la communauté rurale
Il s’agit à ce niveau d’établir la situation de référence des différentes activités en tenant compte des différentes pratiques, de la productivité des facteurs, des structures de coût et des marges financières etc. L’atteinte de cet objectif permet d’identifier les goulots d’étranglements de l’accroissement des revenus d’une part et d’autre part de recenser les activités porteuses d’une évolution positive de la situation économique de la communauté rurale.
Privilégier les demandes porteuses.
Dans le cadre de la programmation, les demandes qui lèvent les contraintes majeures seront considérées comme prioritaires puisque transversales. De même que les activités soucieuses de la gestion de l’environnement et qui offrent des marges financières intéressantes. C’est dans cet esprit que la Direction compte satisfaire les demandes de conseil agricole et rural de l’année 2004.

Stratégies d’intervention
Pour se conformer à ces orientations, la Direction régionale procède à :
• Un diagnostic participatif des contraintes et des potentialités de la communauté rurale ;
• Une planification participative des actions à mener ;
• La mise en œuvre des programmes issus des planifications participatives,
• Le suivi et l’évaluation des programmes et activités
Le diagnostic participatif :
Une campagne de diagnostic participatif sera menée de concert avec les OP, les CLCOP et les partenaires, dans chaque communauté rurale réceptacle de notre intervention. Elle vise la clarification et la reformulation des demandes d’une part et d’autre part l’identification des OP. Il s’agit dans les communautés rurales nouvellement étrennées de CLCOP de restituer la situation de référence du conseil agricole et rural, de répertorier l’ensemble des demandes des OP validées par le CLCOP, de mener le diagnostic approfondi de ces demandes avant de faire la restitution. Dans cette phase de diagnostic, un appui sera dispensé au CLCOP dans la formulation et l’analyse primaire des demandes.
Les objectifs des campagnes de diagnostic correspondent à l’ensemble des demandes transmises par l’intermédiaire du CLCOP et les activités du plan d’action de l’Unafibs prises en charge par l’Ancar. Il s’agit pour des derniers d’activités de conseil agricole et rural relatives à la filière banane.

La programmation et la reprogrammation :
Cette année, la programmation ne fera pas l’objet d’atelier de planification participative. L’option retenue consiste à mener de manière conjointe avec les OP porteuses des demandes, une campagne de planification. Pour ce faire, les conseillers agricoles et ruraux trouveront les OP dans leurs localités pour programmer ou reprogrammer des activités de Conseil Agricole et Rural.
La mise en œuvre :
Dans cette phase se retrouvent les différentes activités de conseil agricole et rural retenues par l’Ancar. Il s’agit de :
L’information :
Les requêtes d’informations occupent une place importante dans le programme de 2004. D’ailleurs, la Direction régionale de Tambacounda compte mener en plus des CLD, 51 campagnes et sessions d’informations. Ces dernières visent entre autres objectifs :
• De faire connaître l’Ancar à travers ses missions, ses objectifs et surtout ses réalisations d’envergures au niveau régional et local en vue d’une capitalisation.
• Le partage des méthodes et outils d’élaboration et de mise en œuvre du conseil agricole et rural : organisation d’atelier de partage du manuel des procédures techniques ;
• De mettre à la connaissances des OP des répertoires de fournisseurs et de prestataires et d’autres dispositifs d’appui au développement.
Le CDD sont organisés au niveau des départements de Bakel et de Kédougou tandis que les campagnes et autres sessions d’informations se répartissent entre les communautés rurales.

NOS PARTENAIRES

La Direction régionale de Tambacounda compte sur un faisceau de partenaires dont les principaux sont le PROGEDE, LVIA-Eau Vive, PROMER, CMS, ENDA etc.

Pour nous joindre :
DIRECTION REGIONALE TAMBACOUNDA
BP. 794 TAMBACOUNDA
TEL. 981.30.29 - FAX: 981.52.26
ancartamba@sentoo.sn

 

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