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visite de champ de maïs à Tamba

Mr. Makane GUISSE, Directeur Général Ces dernières années, le rôle de l’Etat vis à vis des agriculteurs a considérablement changé. Les gouvernants, dans un souci de responsabilisation des acteurs du monde agricole et rural et face à un mouvement paysan dynamique, s’engagent de plus en plus aujourd’hui dans un processus de désengagement de l’Etat. A l’horizon 2015, l’Etat projette ainsi une vision d’un développement rural décentralisé.

Voilà pourquoi l’ANCAR a été créée, avec comme mission essentielle la réalisation d’un conseil agricole et rural, moteur de cette nouvelle stratégie de développement économique. C’est ainsi, qu’une nouvelle démarche a été introduite par l’Agence dans les méthodes d’encadrement des producteurs. Cette démarche s’ancre dans une logique de la plus grande participation des destinataires des actions de développement. Les objectifs de l’agence se déclinent dés lors très clairement comme la recherche d’une agriculture libéralisée, compétitive et durable, par une adaptation des réponses de l’Agence aux besoins et aux attentes des producteurs.

La mise en œuvre de programmes de Conseil Agricole et Rural intervient dans le cadre d’approches variées dont le soubassement demeure la promotion d’une agriculture durable et diversifiée pour la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations. Les besoins en appui des producteurs ne pouvant plus être traités isolément selon les préoccupations de chaque intervenant, il faut désormais une approche globale qui place le producteurs au centre des décisions. L’approche de conseil agricole et rural cherche à intégrer dans sa démarche le savoir et savoir-faire des producteurs comme élément indispensable de la participation pleine et entière des populations. Ainsi pour concilier les préoccupations actuelles du monde rural et les approches et stratégies des intervenants, le conseil agricole et rural se place au carrefour des activités agricoles (compris la foresterie, l’élevage, la pêche, etc) et des activités rurales en amont et en aval de la production ( approvisionnement, crédit, etc.).

Dans ce contexte, l’ANCAR a besoin de communiquer et de bien communiquer. Ce parce que la communication est devenue en ce troisième millénaire, un élément incontournable du processus de développement, car pouvant jouer un rôle nettement décisif.

La communication peut notamment favoriser la concertation entre les producteurs, l’Etat et nous autres intervenants du monde agricole et rural. Elle offre aussi aux acteurs du secteur agricole une base d’innovation et le pouvoir de prendre des décisions concernant leurs besoins et aux intervenants mieux informés, de prendre en charge de façon plus adéquate les préoccupations des producteurs.
L’ANCAR dans une volonté d’atteindre ces objectifs ne saurait alors se passer d’elle, d’autant qu’elle ne peut par ailleurs rester sourde aux mutations que traverse le monde agricole. La mise en place d’une stratégie de communication prenant en compte et les partenaires et les producteurs est devenue plus que nécessaire.

Dans ce processus de communication les médias jouent un rôle important avec notamment la diffusion de l’information. Voilà donc la voie, dans laquelle, doit s’inscrire ce portail Web de l’ANCAR. Il aura pour principale mission de participer à la mise en place d’un cadre d’échange entre l’ANCAR, ses partenaires du monde agricole, les pouvoirs publics, les bailleurs de fonds et les producteurs. C’est pourquoi l’Agence attend autant de ses agents, des partenaires au développement, que des producteurs, une pleine appropriation de cet outil dont les objectifs croisent nos buts à tous.
Il est de la première importance que tous s’impliquent dans cette dynamique enclenchée avec la mise en place de ce site Internet, pour qu’ensemble nous puissions atteindre les objectifs de développement du millénaire d’ici 2015.


Bonne visite à tous !!!

Makane Guissé
Directeur général de l’ANCAR