| | |
BAS¸

Alimentation du Bétail

L’état du Sénégal a initié depuis l’année 2000 de nouvelles orientations pour la relance de l’Agriculture et la lutte contre la pauvreté par la mise en œuvre d’une politique de diversification et d’intensification des productions agricoles. Cette politique est axée sur la promotion de filières émergentes à travers des programmes spéciaux dont le Programme Spécial de Relance de la Filière Manioc (PSRFM) mis en place en 2004. Ce programme comprend des volets tels que l’intensification de la production, l’appui à la commercialisation et la valorisation par la transformation et la conservation.

Les producteurs de la région de Thiès, principale zone de culture du manioc, ont entrepris des activités de valorisation du manioc pour faire face en partie aux difficultés de commercialisation. En 2003/2004, la région a produit 165 290 tonnes, soit 91 % de la production nationale estimée à 181 721 tonnes. Le manioc constitue, un potentiel alimentaire énorme pour le bétail. Son apport est très appréciable dans les opérations d’embouche. Certains producteurs l’utilisaient déjà pour nourrir leur bétail. Cependant, il se pose au niveau des producteurs le problème de maîtrise de la formulation pour une ration alimentaire.

C’est pourquoi, sur la demande de ces derniers, un partenariat entre l’ANCAR THIES, l’UGPM (Union des Groupements Paysans de Mékhé), et l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure Agriculture) a cherché à valoriser le manioc et ses sous produits au niveau des communautés rurales de Méouane et de Koul dans le département de Tivaouane. La démarche consiste à combiner les savoirs endogènes des producteurs avec les acquis de la recherche avant d’entreprendre toutes activités de vulgarisation. Pour se faire un dispositif de recherche développement est mis en place pour connaître le niveau optimal d’incorporation du manioc dans la ration alimentaire des bovins et ovins.

La démarche participative a été de rigueur et les producteurs sont au cœur du processus. C’est un Programme qui a un double intérêt en ce sens qu’il permet de juguler le déficit fourrager d’une part et d’assurer une meilleure performance dans les opérations d’embouche d’autre part. La valorisation du manioc cadre parfaitement avec cette initiative d’autant plus qu’elle favorise l’intégration Agriculture Elevage à travers la mise en place de fosses de compostage et de parcelles tests. C’est une pratique fortement encouragée par le Programme ITT qui constitue un excellent moyen pour développer les relations de partenariat et de collaboration devant exister entre producteurs, Recherche et Structure de développement

Il faut dire que, dans le cadre de la mise en œuvre des réformes inspirées par le Programme des services agricoles et organisations de producteurs (PSAOP), différents acteurs travaillent en partenariat auprès des organisations de producteurs pour les accompagner. Ainsi le Conseil Agricole et Rural (Direction régionale ANCAR THIES), les OP (UGPM) et la Recherche (ENSA) ont entrepris des activités de Recherche Développement (R.D) autour de la valorisation du manioc comme aliment de bétail. Les activités sont financées par le programme Initiative Transfert de Technologies (ITT), coordonné par l’Institut du Sahel, représenté au Sénégal par le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR).

Les résultats de ce programme de valorisation du manioc qui vient de démarrer seront disponibles au terme des six mois que durera l’expérimentation.


L'ANCAR s'implique dans la Promotion de la femme rurale

L’ANCAR (Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural) et l’ASELFAE (Association Sénégalaise pour le Leadership des Femmes dans l’Agriculture et l’Environnement) viennent de signer un protocole d’accord de partenariat. Ce protocole a essentiellement pour objectif de permettre aux deux structures de développer une synergie pour une plus grande efficacité des actions de lutte contre la pauvreté que les organismes mènent au profit des couches pauvres en particulier les femmes.
Au cours de la cérémonie de signature qui a eu lieu dans les locaux de l’ISRA (l’Institut Sénégalais de la Recherche Agricole), Mama Touré DIENG, la présidente de l’ASELFAE a plaidé pour l’accès des femmes notamment rurales à l’eau potable, à l’éducation et à un environnement sain. Elle a surtout appelé les deux structures à œuvrer pour que les femmes puissent participer aux prises de décision concernant le monde rural.

Prenant la parole à son tour, le Directeur Général de l’ANCAR a montré sa satisfaction pour un tel partenariat. Selon Makane GUISSE, cet accord avec l’ASELFAE a beaucoup à apporter à la conduite du Conseil Agricole et Rural. C’est pourquoi il a invité les membres de l’association ainsi que ses collaborateurs à mettre au plus vite et dans les meilleures conditions les termes de ce protocole d’accord. Il a par ailleurs plaidé pour une meilleure prise en compte des besoins des femmes dans les programmes de développement rural.

Monsieur GUISSE a, en outre, rappelé que l’ANCAR tente dans le cadre de la mise en ouvre des programmes de Conseil agricole et Rural de prendre en compte le renforcement de capacités de la femme rurale et des professionnelles ainsi que l'amélioration de leurs conditions. Aussi, l’ANCAR soutient toute action qui vise la mise en œuvre de programmes d’appui, de renforcement de capacités, d’accompagnement et de promotion des activités des femmes rurales et professionnelles adaptés à la demande et aux ressources des populations.
De ce fait, l’ANCAR ne pouvait choisir meilleur partenaire que l’ASELFAE. En effet, l’association travaille essentiellement pour l'émergence des femmes et des jeunes leaders dans les secteurs de l'agriculture, de l'environnement et les domaines connexes, ainsi que pour la promotion de leur renforcement par la formation, le perfectionnement et l'accès à l’information.
La signature du protocole d’accord a eu lieu en présence d’autres associations pour le leadership des femmes, des groupements et organisations féminins de producteurs ainsi que d’autres acteurs et intervenants du monde agricole.
Au Sénégal, il faut le rappeler, les femmes constituent plus de la moitié des acteurs du secteur agricole et jouent un rôle de premier plan dans l’économie de notre pays quand bien même la portée de leur contribution est souvent mal connue. En milieu rural l’analphabétisme touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Le taux s’élève à 78% contre 63%chez les hommes.
D’autre part, les femmes n’ont pas toujours accès au foncier. Elles s'occupent souvent de très petites parcelles de terre contrairement à la famille ou à leurs maris. La contribution de leur travail à l'économie du ménage équivaut cependant a celle des hommes et la diversification de leurs activités augmente la valeur de la production agricole et génère des revenus.


L'ANCAR et l'AFDS s'allient pour le monde rural

L’ANCAR (l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural) et l’AFDS (L’agence pour le fonds de développement Social) vont désormais mettre en commun leurs actions en direction du monde rural. A travers un accord de partenariat qu’elles ont signé, ces deux structures envisagent en effet de mettre ensemble leurs moyens pour des interventions plus pertinentes en faveur des populations cibles. L’AFDS et l’ANCAR ont convenu par le biais de ce cet accord, d’optimiser l’utilisation des ressources pour l’élaboration et l’exécution de programmes et la promotion d’actions phares dans leurs zones d’intervention. Il s’agit également pour elles, de développer des synergies pour identifier et exécuter des actions novatrices au profit des populations.

Pour madame Khardiata lô NDIAYE, la Directrice Générale de l’AFDS ce partenariat doit pouvoir faire ressortir les réels résultats de la lutte contre la pauvreté au niveau du Sénégal.

Monsieur Makane GUISSE le Directeur Général de l’ANCAR pense pour sa part, que tout doit être mis en œuvre dans le cadre de cet accord pour que les paysans puissent relever les défis du développement.
Une des priorités pour les deux agences est de mettre en œuvre des programmes concrets dans le cadre de ce protocole d’accord.

Ce partenariat est d’autant pertinent que les deux agences présentent des similitudes au niveau de l’approche (leurs actions sont basées sur la demande), de la démarche qui est participative et communautaire, des domaines d’intervention et des cibles que sont les OCB (Organisations Communautaires de Base), et OP (Organisations de Producteurs).

Des complémentarités existent en outre entre l’ANCAR et l’AFDS concernant les missions, la vocation et les actions. En effet, l’AFDS réalise des investissements productifs propices pour des actions de développement économiques et sociales. L’ANCAR fait du conseil agricole et rural avec des agents à profils techniques divers et adaptés pour appuyer les Microprojets et les Sous projets des communautés de base.
C’est pourquoi dans le cadre de la mise en œuvre de ce protocole d’accord, l’ANCAR devra accompagner les OCB pour l’évaluation participative des besoins, le diagnostic, la formulation et l’évaluation des documents de sous projets et des documents de microprojets, l’exécution, le suivi pour la pérennisation des actions entreprises. L’AFDS mettra à la disposition des OP encadrées par l’ANCAR, des infrastructures et équipements socioéconomiques, de fonds pour le financement de sous projets et de microprojets. Les deux agences ont voulu fonder leur accord sur les principes de la concertation, pour la mise en œuvre de programmes d’appui, de renforcement de capacités, de conseil et d’accompagnement adaptés à la demande et aux ressources des populations. L’ANCAR et l’AFDS ont exécuté plusieurs programmes à travers des contrats signés avec les OP et les OCB. Les contrats concernent des secteurs divers comme les semences, les systèmes d’élevage, la formation, l’intermédiation (pour la commercialisation, l’accès au crédit, etc.), l’amélioration des ressources naturelles, la pêche, etc.

Makane GUISSE à la rencontre des producteurs

C’est avec enthousiasme que les femmes déplacées de Niaguiss ont accueilli à la lisière de la ville de Ziguinchor, le Directeur Général de l’ANCAR en tournée nationale. Ces femmes qui bénéficient d’un important programme d’accompagnement des populations déplacées mis en œuvre avec l’appui de l’ANCAR entre autres partenaires, ont montré à l’occasion, leur satisfaction pour ce projet. Ziguinchor a été la première étape de la tournée que Makane GUISSE a démarrée au mois de Novembre et qui l’a conduit au niveau de toutes les régions du Sénégal. Cette tournée du Directeur Général de l’ANCAR avait pour objectif, entre autres, d’établir le contact et d’échanger avec le personnel régional de l’ANCAR, les autorités administratives locales, les responsables des organisations de producteurs (CRCR) et les partenaires locaux au développement. La tournée a également eu pour objectif de permettre au Directeur Général d’avoir un aperçu du travail mis en œuvre par les agents de l’ANCAR sur le terrain.Elle a permis d’améliorer le cadre de collaboration avec ces derniers afin de renforcer le partenariat au bénéfice des producteurs.

En effet, à l’entame de son mandat à la Direction Générale de l’ANCAR, Makane GUISSE s’est fixé comme mission de faire de l’Agence, une structure performante. Afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, le Directeur Général a souhaité une collaboration avec l’ensemble des agents autant au niveau de la Direction Générale qu’au niveau des Directions régionales, de même qu’avec les partenaires au développement et les autorités décentralisées de l’Etat. C’est dans le cadre de la mise en place de ce cadre de collaboration, qu’il a effectué au début du mois de novembre 2004, cette tournée de prise de contact et de travail au niveau de toutes les régions du Sénégal.

Le conseil d’administration qui a toujours assuré à l’ANCAR de son soutien pour la mise en œuvre de ses programmes, a été une fois de plus mis à contribution. C’est pourquoi Moussa SOW, le Président du Conseil d’Administration a participé à cette tournée du Directeur Général.
Entre novembre et décembre dernier, le DG en compagnie du Président du Conseil d’administration a donc parcouru l’ensemble des régions du Sénégal.

A la fin de sa visite, le Directeur Général de l’ANCAR s’est dit satisfait de ce qu’il a pu voir sur le terrain. Il s’est réjouit du travail colossal abattu par les Directions Régionales de l’ANCAR avec les producteurs. Pour Makane GUISSE, la satisfaction est d’autant plus importante que les réalisations sur le terrain répondent et aux attentes et préoccupations des producteurs. Selon le Directeur Général de l’ANCAR, cette tournée a permis de constater que les producteurs bénéficient de programmes pertinents. Mais elle a également permis de juger l’état du partenariat sur le terrain.
En marge de ces rencontres, le Directeur général a tenu des séances de travail avec le personnel au niveau de toutes les régions du Sénégal ce qui a permis de jeter les bases d’un bon climat social et de prendre un nouveau départ dans l’optique de la pérennisation de l’Agence.
ZOOM sur …

Les femmes transformatrices de Gandon : Du savon artisanal aux pagnes teints en passant par la transformation des fruits et légumes et des produits halieutiques, les femmes de Gandon dans la région de Saint louis ont une palette de réalisations riches et diversifiée dont elles peuvent être fières. Encadrées par l’ANCAR, dans le cadre de programmes de renforcement de capacité des populations de la zone, les femmes de cette localité située à quelques dix kilomètres de Saint Louis commencent à subvenir à leur besoins de par elles mêmes. Elles ont reçu différentes formations dans le domaine de la teinture, de la sérigraphie et de la transformation des produits agricole et halieutiques. 20 teinturières et 20 femmes travaillant dans la savonnerie ont bénéficié de renforcement de capacité dans leur domaine d’activité.
Aujourd’hui qu’elles maîtrisent les techniques de production dans ces différents domaines, elles ont la volonté d’augmenter leurs productions afin de répondre aux nombreuses demandes du marché. C’est pourquoi profitant de la visite du Directeur général de l’ANCAR, les femmes ont sollicité l’intermédiation de l’Agence pour l’obtention de financement ainsi qu’un appui pour un meilleur renforcement de capacité, une amélioration des conditions de travail et une bonne commercialisation.
Il faut souligner que ces femmes de Gandon s’activent aussi dans l’Agriculture avec des spéculations telles que le mais, le manioc et le sésame. La Transformations des produits empêche le bradage des récoltes sur les marchés.

La culture de fourrage à Keur Momar SARR dans la Région de Louga : A Keur Momar Sarr dans la région de Louga, les éleveurs expérimente une synergie entre l’Elevage et l’Agriculture. Sur près de 10 hectares, les producteurs tentent depuis peu d’introduire et de dynamiser la culture de fourrage afin de satisfaire l’alimentation de leur bétail. Cette méthode permet aux paysans de commercialiser des produits rentables tels que le mais et l’arachide et de disposer à al suite de fourrage pour leur bétail tout au long de l’année.

Ces producteurs ont mis en culture ce fourrage avec l’appui de l’ANCAR et de l’ISRA. Ils bénéficient sur ce périmètre d’un matériel moderne qui leur permet plusieurs récoltes de fourrage par an. Le fourrage est conservé par la suite dans un hangar disponible sur le site. Ce programme était à l’origine financé par la banque mondiale et mis en œuvre par l’ASPRODEB ; Aujourd’hui que la banque s’est retirée, les producteurs tentent de poursuivre le programme et de consolider les acquis. Avec un financement de plus de 8 millions acquis grâce à l’ANCAR, les producteurs ont donc relancé l’activité. Ils pourront bénéficier dans les prochains mois d’une diversification de espèces de fourrage cultivées sur le site. L’assurance en a été faite par le responsable régional de l’ISRA Saint Louis. Ce dernier a ajouté que plusieurs résultats étaient disponibles et qu’ils seront bientôt mis à la disposition des producteurs en partenariat avec l’ANCAR. Ils pourront également bénéficier d’un projet de plantation de brise vent qui pourront assurer de meilleurs rendements à leurs cultures.

Mise en valeur de la vallée du Poussang à Kolda :

C’est quelques 8 00 hectares de rizières qui s’étendent aujourd’hui à perte de vue dans la vallée du Poussang dans la communauté rurale de Wassadou dans la région de Kolda. Grâce à un partenariat entre l’ANCAR et World Vision, les populations de wassadou à quelques encablures de la frontière entre le Sénégal et la Guinée Bissau ont pu redynamiser leur ancienne occupation à savoir, la culture du riz.
En effet, avec l’appui des deux structures, 7 diguettes ont été construites pour le bénéfice des populations de Wassadou. Avec les nouvelles installations, les producteurs de la vallée ont pu améliorer très sensiblement les rendements à l’hectare. C’est ainsi qu’ils sont passés de 4 tonnes à 6 tonnes à l’hectare. Ils ambitionnent d’atteindre les 8 tonnes à l’hectare. Cette culture faute d’eau était peu à peu délaissée au profit de l’exode vers les grandes villes. Selon le PCR (Président du Conseil Rural) de Soumboudou, de plus en plus de jeunes reviennent à la terre avec l’amélioration des méthodes de culture. Avec l’installation d’un système hydro agricole, l’ANCAR et World Vision ont permis aux populations de maîtriser l’eau et d’améliorer ainsi leurs conditions de culture. D’un autre coté, un programme de plantation de palmier a été conduit avec ces mêmes populations avec le concours de l’ANCAR. Ce programme vise à réduire l’érosion hydrique et le ruissellement des eaux de culture. Un autre projet de plantation d’arbres fruitier sur près de 150 ha vise lui à participer à l’amélioration de l’alimentation des populations surtout des enfants.

C’est avec enthousiasme que les femmes déplacées de Niaguiss ont accueilli à la lisière de la ville de Ziguinchor, le Directeur Général de l’ANCAR en tournée nationale. Ces femmes qui bénéficient d’un important programme d’accompagnement des populations déplacées mis en œuvre avec l’appui de l’ANCAR entre autres partenaires, ont montré leur satisfaction pour ce projet. Ziguinchor a été la première étape de la tournée que Makane GUISSE a démarrée au mois de Novembre et qui l’a conduit au niveau de toutes les régions du Sénégal.
Cette tournée du Directeur Général de l’ANCAR avait pour objectif, entre autres, d’établir le contact et d’échanger avec le personnel régional de l’ANCAR, les autorités administratives locales, les responsables des organisations de producteurs (CRCR) et les partenaires locaux au développement.
Elle a permis d’améliorer le cadre de collaboration avec ces derniers afin de renforcer le partenariat au bénéfice des producteurs. La tournée a également eu pour objectif de permettre au Directeur Général d’avoir un aperçu du travail mis en œuvre par les agents de l’ANCAR sur le terrain.

En effet, à l’entame de son mandat à la Direction Générale de l’ANCAR, Makane GUISSE s’est fixé comme mission de faire de l’Agence, une structure performante. Afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, le Directeur Général a souhaité une collaboration avec l’ensemble des agents autant au niveau de la Direction Générale qu’au niveau des Directions régionales, de même qu’avec les partenaires au développement et les autorités décentralisées de l’Etat. C’est dans le cadre de la mise en place de ce cadre de collaboration, qu’il a effectué au début du mois de novembre 2004, une tournée de prise de contact et de travail au niveau de toutes les régions du Sénégal. Le conseil d’administration qui a toujours assuré à l’ANCAR de son soutien pour la mise en œuvre de ses programmes, a été une fois de plus mis à contribution. C’est pourquoi le président du conseil d’administration a participé à cette tournée du Directeur Général.

Entre novembre et décembre dernier, le DG en compagnie du Président du Conseil d’administration a parcouru l’ensemble des régions du Sénégal.A la fin de sa visite, le Directeur Général de l’ANCAR s’est dit satisfait de ce qu’il a pu voir sur le terrain. Il s’est réjouit du travail colossal abattu par les Directions Régionales de l’ANCAR avec les producteurs. Pour Makane GUISSE, la satisfaction est d’autant plus importante que les réalisations sur le terrain répondent et aux attentes et préoccupations des producteurs. Selon le Directeur Général de l’ANCAR, cette tournée a permis de constater que les producteurs bénéficient de programmes pertinents. Mais elle a également permis de juger l’état du partenariat sur le terrain. En marge de ces rencontres, le Directeur général a tenu des séances de travail avec le personnel au niveau de toutes les régions du Sénégal ce qui a permis de jeter les bases d’un bon climat social et de prendre un nouveau départ dans l’optique de la pérennisation de l’Agence.

ZOOM sur … Les femmes transformatrices de Gandon :
Du savon artisanal aux pagnes teints en passant par la transformation des fruits et légumes et des produits halieutiques, les femmes de Gandon dans la région de Saint louis ont une palette de réalisations riches et diversifiée dont elles peuvent être fières. Encadrées par l’ANCAR, dans le cadre de programmes de renforcement de capacité des populations de la zone, les femmes de cette localité située à quelques dix kilomètres de Saint Louis commencent par elles mêmes. Elles ont reçu différentes formations dans le domaine de la teinture, de la sérigraphie et de la transformation des produits agricole et halieutiques. C’est ainsi que 20 teinturières et 20 femmes travaillant dans la savonnerie ont bénéficié de renforcement de capacité dans leur domaine d’activité. Aujourd’hui qu’elles maîtrisent les techniques de production dans ces différents domaines, elles ont la volonté d’augmenter leurs productions afin de répondre aux nombreuses demandes du marché. C’est pourquoi profitant de la visite du Directeur général de l’ANCAR, les femmes ont sollicité l’intermédiation de l’Agence pour l’obtention de financement ainsi qu’un appui pour un meilleur renforcement de capacité, une amélioration des conditions de travail et une bonne commercialisation.
Il faut souligner que ces femmes de Gandon s’activent aussi dans l’Agriculture avec des spéculations telles que le mais, le manioc et le sésame. La Transformations des produits empêche le bradage des récoltes sur les marchés.

La culture de fourrage à Keur Momar SARR dans la Région de Louga :
A Keur Momar Sarr dans la région de Louga, les éleveurs expérimente une synergie entre l’Elevage et l’Agriculture. Sur près de 10 hectares, les producteurs tentent depuis peu d’introduire et de dynamiser la culture de fourrage afin de satisfaire l’alimentation de leur bétail. Cette méthode permet aux paysans de commercialiser des produits rentables tels que le mais et l’arachide et de disposer de fourrage pour leur bétail tout au long de l’année.
C’est ainsi qu’avec l’appui de l’ANCAR et de l’ISRA que ces producteurs ont mis en culture du fourrage sur près de hectares de terre. Ils bénéficient sur ce périmètre d’un matériel moderne qui leur permet plusieurs récoltes de fourrage. Ce fourrage est conservé par la suite dans un hangar disponible sur le site.
Ce programme était à l’origine financé par la banque mondiale et mis en œuvre par l’ASPRODEB ; Aujourd’hui que la banque s’est retirée, les producteurs tentent de poursuivre le programme et de consolider les acquis. Avec un financement de plus de 8 millions acquis grâce à l’ANCAR, les producteurs ont relancé l’activité.
Les producteurs pourront bénéficier dans les prochains mois d’une diversification de espèces de fourrage cultivées sur le site. L’assurance en a été faite par le responsable régional de l’ISRA Saint Louis. Ce dernier a ajouté que plusieurs résultats étaient disponibles et qu’ils seront bientôt mis à la disposition des producteurs en partenariat avec l’ANCAR. Ils pourront également bénéficier d’un projet de plantation de brise vent qui pourront assurer de meilleurs rendements à leurs cultures.

Mise en valeur de la vallée du Poussang à Kolda :
C’est quelques 8 00 hectares de rizières qui s’étendent aujourd’hui à perte de vue dans la vallée du Poussang dans la communauté rurale de Wassadou dans la région de Kolda. Grâce à un partenariat entre l’ANCAR et World Vision, les populations de wassadou à quelques encablures de la frontière entre le Sénégal et la Guinée Bissau ont pu redynamiser leur ancienne occupation à savoir, la culture du riz.
En effet, avec l’appui des deux structures, 7 diguettes ont été construites pour le bénéfice des populations de Wassadou. Avec les nouvelles installations, les producteurs de la vallée ont pu améliorer très sensiblement les rendements à l’hectare. C’est ainsi qu’ils sont passés de 4 tonnes à 6 tonnes à l’hectare. Ils ambitionnent d’atteindre les 8 tonnes à l’hectare. Cette culture faute d’eau était peu à peu délaissée au profit de l’exode vers les grandes villes. Selon le PCR (Président du Conseil Rural) de Soumboudou, de plus en plus de jeunes reviennent à la terre avec l’amélioration des méthodes de culture.
Avec l’installation d’un système hydro agricole, l’ANCAR et World Vision ont permis aux populations de maîtriser l’eau et d’améliorer ainsi leurs conditions de culture. D’un autre coté, un programme de plantation de palmier a été conduit avec ces mêmes populations avec le concours de l’ANCAR. Ce programme vise à réduire l’érosion hydrique et le ruissellement des eaux de culture. Un autre projet de plantation d’arbres fruitier sur près de 150 ha vise lui à participer à l’amélioration de l’alimentation des populations surtout des enfants.

Programme de stabulation des femmes éleveurs de Tamba :
A Tamba, les femmes travaillant dans le secteur de l’élevage bénéficient aujourd’hui de revenus conséquents tirés de leurs activités. Grâce à des programmes de formation en transformation et amélioration de l’hygiène et de la qualité du lait les femmes éleveurs de la région bénéficient de revenu dans le cadre de projets d’embouche, de poulaillers améliorés, de bergeries et d’étables. Un des aspects de ce programme que les femmes n’ont pas manqué de saluer c’est que toutes les activités menées rejoignent parfaitement la volonté des groupements de femmes. C’est d’ailleurs par leur souhait qu’une unité de stabulation a été mise en place et permet aux femmes éleveur, de croiser leurs vaches, avec un individu de race beaucoup plus productive. Parallèlement à cette activité, les femmes entreprennent la production de fourrage et fournissent elles même l’alimentation nécessaire à leur bétail.

HAUT

APPROCHE |DEMARCHE| PARTENARIAT | PROGRAMME CAR | REALISATIONS |PARTENAIRES | ANNONCES