| Alimentation du Bétail
L’état du Sénégal
a initié depuis l’année 2000 de nouvelles
orientations pour la relance de l’Agriculture et la lutte
contre la pauvreté par la mise en œuvre d’une
politique de diversification et d’intensification des productions
agricoles. Cette politique est axée sur la promotion de
filières émergentes à travers des programmes
spéciaux dont le Programme Spécial de Relance de
la Filière Manioc (PSRFM) mis en place en 2004. Ce programme
comprend des volets tels que l’intensification de la production,
l’appui à la commercialisation et la valorisation
par la transformation et la conservation.
Les producteurs de la région de Thiès,
principale zone de culture du manioc, ont entrepris des activités
de valorisation du manioc pour faire face en partie aux difficultés
de commercialisation. En 2003/2004, la région a produit
165 290 tonnes, soit 91 % de la production nationale estimée
à 181 721 tonnes. Le manioc constitue, un potentiel alimentaire
énorme pour le bétail. Son apport est très
appréciable dans les opérations d’embouche.
Certains producteurs l’utilisaient déjà pour
nourrir leur bétail. Cependant, il se pose au niveau des
producteurs le problème de maîtrise de la formulation
pour une ration alimentaire.
C’est pourquoi, sur la demande de ces derniers,
un partenariat entre l’ANCAR THIES, l’UGPM (Union
des Groupements Paysans de Mékhé), et l’ENSA
(Ecole Nationale Supérieure Agriculture) a cherché
à valoriser le manioc et ses sous produits au niveau des
communautés rurales de Méouane et de Koul dans le
département de Tivaouane. La démarche consiste à
combiner les savoirs endogènes des producteurs avec les
acquis de la recherche avant d’entreprendre toutes activités
de vulgarisation. Pour se faire un dispositif de recherche développement
est mis en place pour connaître le niveau optimal d’incorporation
du manioc dans la ration alimentaire des bovins et ovins.
La démarche participative a été
de rigueur et les producteurs sont au cœur du processus.
C’est un Programme qui a un double intérêt
en ce sens qu’il permet de juguler le déficit fourrager
d’une part et d’assurer une meilleure performance
dans les opérations d’embouche d’autre part.
La valorisation du manioc cadre parfaitement avec cette initiative
d’autant plus qu’elle favorise l’intégration
Agriculture Elevage à travers la mise en place de fosses
de compostage et de parcelles tests. C’est une pratique
fortement encouragée par le Programme ITT qui constitue
un excellent moyen pour développer les relations de partenariat
et de collaboration devant exister entre producteurs, Recherche
et Structure de développement
Il faut dire que, dans le cadre de la mise en
œuvre des réformes inspirées par le Programme
des services agricoles et organisations de producteurs (PSAOP),
différents acteurs travaillent en partenariat auprès
des organisations de producteurs pour les accompagner. Ainsi le
Conseil Agricole et Rural (Direction régionale ANCAR THIES),
les OP (UGPM) et la Recherche (ENSA) ont entrepris des activités
de Recherche Développement (R.D) autour de la valorisation
du manioc comme aliment de bétail. Les activités
sont financées par le programme Initiative Transfert de
Technologies (ITT), coordonné par l’Institut du Sahel,
représenté au Sénégal par le Conseil
National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR).
Les résultats de ce programme de valorisation
du manioc qui vient de démarrer seront disponibles au terme
des six mois que durera l’expérimentation.
L'ANCAR
s'implique dans la Promotion de la femme rurale
L’ANCAR (Agence Nationale de Conseil Agricole
et Rural) et l’ASELFAE (Association Sénégalaise
pour le Leadership des Femmes dans l’Agriculture et l’Environnement)
viennent de signer un protocole d’accord de partenariat.
Ce protocole a essentiellement pour objectif de permettre aux
deux structures de développer une synergie pour une plus
grande efficacité des actions de lutte contre la pauvreté
que les organismes mènent au profit des couches pauvres
en particulier les femmes.
Au cours de la cérémonie de signature qui a eu lieu
dans les locaux de l’ISRA (l’Institut Sénégalais
de la Recherche Agricole), Mama Touré DIENG, la présidente
de l’ASELFAE a plaidé pour l’accès des
femmes notamment rurales à l’eau potable, à
l’éducation et à un environnement sain. Elle
a surtout appelé les deux structures à œuvrer
pour que les femmes puissent participer aux prises de décision
concernant le monde rural.
Prenant la parole à son tour, le Directeur
Général de l’ANCAR a montré sa satisfaction
pour un tel partenariat. Selon Makane GUISSE, cet accord avec
l’ASELFAE a beaucoup à apporter à la conduite
du Conseil Agricole et Rural. C’est pourquoi il a invité
les membres de l’association ainsi que ses collaborateurs
à mettre au plus vite et dans les meilleures conditions
les termes de ce protocole d’accord. Il a par ailleurs plaidé
pour une meilleure prise en compte des besoins des femmes dans
les programmes de développement rural.
Monsieur GUISSE a, en outre, rappelé que
l’ANCAR tente dans le cadre de la mise en ouvre des programmes
de Conseil agricole et Rural de prendre en compte le renforcement
de capacités de la femme rurale et des professionnelles
ainsi que l'amélioration de leurs conditions. Aussi, l’ANCAR
soutient toute action qui vise la mise en œuvre de programmes
d’appui, de renforcement de capacités, d’accompagnement
et de promotion des activités des femmes rurales et professionnelles
adaptés à la demande et aux ressources des populations.
De ce fait, l’ANCAR ne pouvait choisir meilleur partenaire
que l’ASELFAE. En effet, l’association travaille essentiellement
pour l'émergence des femmes et des jeunes leaders dans
les secteurs de l'agriculture, de l'environnement et les domaines
connexes, ainsi que pour la promotion de leur renforcement par
la formation, le perfectionnement et l'accès à l’information.
La signature du protocole d’accord a eu lieu en présence
d’autres associations pour le leadership des femmes, des
groupements et organisations féminins de producteurs ainsi
que d’autres acteurs et intervenants du monde agricole.
Au Sénégal, il faut le rappeler, les femmes constituent
plus de la moitié des acteurs du secteur agricole et jouent
un rôle de premier plan dans l’économie de
notre pays quand bien même la portée de leur contribution
est souvent mal connue. En milieu rural l’analphabétisme
touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Le taux s’élève
à 78% contre 63%chez les hommes.
D’autre part, les femmes n’ont pas toujours accès
au foncier. Elles s'occupent souvent de très petites parcelles
de terre contrairement à la famille ou à leurs maris.
La contribution de leur travail à l'économie du
ménage équivaut cependant a celle des hommes et
la diversification de leurs activités augmente la valeur
de la production agricole et génère des revenus.
L'ANCAR
et l'AFDS s'allient pour le monde rural
L’ANCAR (l’Agence Nationale de Conseil
Agricole et Rural) et l’AFDS (L’agence pour le fonds
de développement Social) vont désormais mettre
en commun leurs actions en direction du monde rural. A travers
un accord de partenariat qu’elles ont signé, ces
deux structures envisagent en effet de mettre ensemble leurs
moyens pour des interventions plus pertinentes en faveur des
populations cibles. L’AFDS et l’ANCAR ont convenu
par le biais de ce cet accord, d’optimiser l’utilisation
des ressources pour l’élaboration et l’exécution
de programmes et la promotion d’actions phares dans leurs
zones d’intervention. Il s’agit également
pour elles, de développer des synergies pour identifier
et exécuter des actions novatrices au profit des populations.
Pour madame Khardiata lô NDIAYE, la Directrice Générale
de l’AFDS ce partenariat doit pouvoir faire ressortir
les réels résultats de la lutte contre la pauvreté
au niveau du Sénégal.
Monsieur Makane GUISSE le Directeur Général de
l’ANCAR pense pour sa part, que tout doit être mis
en œuvre dans le cadre de cet accord pour que les paysans
puissent relever les défis du développement.
Une des priorités pour les deux agences est de mettre
en œuvre des programmes concrets dans le cadre de ce protocole
d’accord.
Ce partenariat est d’autant pertinent
que les deux agences présentent des similitudes au niveau
de l’approche (leurs actions sont basées sur la
demande), de la démarche qui est participative et communautaire,
des domaines d’intervention et des cibles que sont les
OCB (Organisations Communautaires de Base), et OP (Organisations
de Producteurs).
Des complémentarités existent en outre entre l’ANCAR
et l’AFDS concernant les missions, la vocation et les
actions. En effet, l’AFDS réalise des investissements
productifs propices pour des actions de développement
économiques et sociales. L’ANCAR fait du conseil
agricole et rural avec des agents à profils techniques
divers et adaptés pour appuyer les Microprojets et les
Sous projets des communautés de base.
C’est pourquoi dans le cadre de la mise en œuvre
de ce protocole d’accord, l’ANCAR devra accompagner
les OCB pour l’évaluation participative des besoins,
le diagnostic, la formulation et l’évaluation des
documents de sous projets et des documents de microprojets,
l’exécution, le suivi pour la pérennisation
des actions entreprises. L’AFDS mettra à la disposition
des OP encadrées par l’ANCAR, des infrastructures
et équipements socioéconomiques, de fonds pour
le financement de sous projets et de microprojets. Les deux
agences ont voulu fonder leur accord sur les principes de la
concertation, pour la mise en œuvre de programmes d’appui,
de renforcement de capacités, de conseil et d’accompagnement
adaptés à la demande et aux ressources des populations.
L’ANCAR et l’AFDS ont exécuté plusieurs
programmes à travers des contrats signés avec
les OP et les OCB. Les contrats concernent des secteurs divers
comme les semences, les systèmes d’élevage,
la formation, l’intermédiation (pour la commercialisation,
l’accès au crédit, etc.), l’amélioration
des ressources naturelles, la pêche, etc.
|
Makane
GUISSE à la rencontre des
producteurs
C’est avec enthousiasme que les femmes
déplacées de Niaguiss ont accueilli à la
lisière de la ville de Ziguinchor, le Directeur Général
de l’ANCAR en tournée nationale. Ces femmes qui bénéficient
d’un important programme d’accompagnement des populations
déplacées mis en œuvre avec l’appui de
l’ANCAR entre autres partenaires, ont montré à
l’occasion, leur satisfaction pour ce projet. Ziguinchor
a été la première étape de la tournée
que Makane GUISSE a démarrée au mois de Novembre
et qui l’a conduit au niveau de toutes les régions
du Sénégal.
Cette tournée du Directeur Général de l’ANCAR
avait pour objectif, entre autres, d’établir le contact
et d’échanger avec le personnel régional de
l’ANCAR, les autorités administratives locales, les
responsables des organisations de producteurs (CRCR) et les partenaires
locaux au développement. La tournée a également
eu pour objectif de permettre au Directeur Général
d’avoir un aperçu du travail mis en œuvre par
les agents de l’ANCAR sur le terrain.Elle a permis d’améliorer
le cadre de collaboration avec ces derniers afin de renforcer
le partenariat au bénéfice des producteurs.
En effet, à l’entame de son mandat à la Direction
Générale de l’ANCAR, Makane GUISSE s’est
fixé comme mission de faire de l’Agence, une structure
performante. Afin d’atteindre les objectifs qu’il
s’est fixés, le Directeur Général a
souhaité une collaboration avec l’ensemble des agents
autant au niveau de la Direction Générale qu’au
niveau des Directions régionales, de même qu’avec
les partenaires au développement et les autorités
décentralisées de l’Etat. C’est dans
le cadre de la mise en place de ce cadre de collaboration, qu’il
a effectué au début du mois de novembre 2004, cette
tournée de prise de contact et de travail au niveau de
toutes les régions du Sénégal.
Le conseil d’administration qui a toujours assuré
à l’ANCAR de son soutien pour la mise en œuvre
de ses programmes, a été une fois de plus mis à
contribution. C’est pourquoi Moussa SOW, le Président
du Conseil d’Administration a participé à
cette tournée du Directeur Général.
Entre novembre et décembre dernier, le DG en compagnie
du Président du Conseil d’administration a donc parcouru
l’ensemble des régions du Sénégal.
A la fin de sa visite, le Directeur Général
de l’ANCAR s’est dit satisfait de ce qu’il a
pu voir sur le terrain. Il s’est réjouit du travail
colossal abattu par les Directions Régionales de l’ANCAR
avec les producteurs. Pour Makane GUISSE, la satisfaction est
d’autant plus importante que les réalisations sur
le terrain répondent et aux attentes et préoccupations
des producteurs. Selon le Directeur Général de l’ANCAR,
cette tournée a permis de constater que les producteurs
bénéficient de programmes pertinents. Mais elle
a également permis de juger l’état du partenariat
sur le terrain.
En marge de ces rencontres, le Directeur général
a tenu des séances de travail avec le personnel au niveau
de toutes les régions du Sénégal ce qui a
permis de jeter les bases d’un bon climat social et de prendre
un nouveau départ dans l’optique de la pérennisation
de l’Agence.
ZOOM sur …
Les femmes transformatrices de Gandon
: Du savon artisanal aux pagnes teints en passant par
la transformation des fruits et légumes et des produits
halieutiques, les femmes de Gandon dans la région de Saint
louis ont une palette de réalisations riches et diversifiée
dont elles peuvent être fières. Encadrées
par l’ANCAR, dans le cadre de programmes de renforcement
de capacité des populations de la zone, les femmes de cette
localité située à quelques dix kilomètres
de Saint Louis commencent à subvenir à leur besoins
de par elles mêmes. Elles ont reçu différentes
formations dans le domaine de la teinture, de la sérigraphie
et de la transformation des produits agricole et halieutiques.
20 teinturières et 20 femmes travaillant dans la savonnerie
ont bénéficié de renforcement de capacité
dans leur domaine d’activité.
Aujourd’hui qu’elles maîtrisent les techniques
de production dans ces différents domaines, elles ont la
volonté d’augmenter leurs productions afin de répondre
aux nombreuses demandes du marché. C’est pourquoi
profitant de la visite du Directeur général de l’ANCAR,
les femmes ont sollicité l’intermédiation
de l’Agence pour l’obtention de financement ainsi
qu’un appui pour un meilleur renforcement de capacité,
une amélioration des conditions de travail et une bonne
commercialisation.
Il faut souligner que ces femmes de Gandon s’activent aussi
dans l’Agriculture avec des spéculations telles que
le mais, le manioc et le sésame. La Transformations des
produits empêche le bradage des récoltes sur les
marchés.
La culture de fourrage à Keur
Momar SARR dans la Région de Louga : A Keur Momar
Sarr dans la région de Louga, les éleveurs expérimente
une synergie entre l’Elevage et l’Agriculture. Sur
près de 10 hectares, les producteurs tentent depuis peu
d’introduire et de dynamiser la culture de fourrage afin
de satisfaire l’alimentation de leur bétail. Cette
méthode permet aux paysans de commercialiser des produits
rentables tels que le mais et l’arachide et de disposer
à al suite de fourrage pour leur bétail tout au
long de l’année.
Ces producteurs ont mis en culture ce fourrage avec l’appui
de l’ANCAR et de l’ISRA. Ils bénéficient
sur ce périmètre d’un matériel moderne
qui leur permet plusieurs récoltes de fourrage par an.
Le fourrage est conservé par la suite dans un hangar disponible
sur le site. Ce programme était à l’origine
financé par la banque mondiale et mis en œuvre par
l’ASPRODEB ; Aujourd’hui que la banque s’est
retirée, les producteurs tentent de poursuivre le programme
et de consolider les acquis. Avec un financement de plus de 8
millions acquis grâce à l’ANCAR, les producteurs
ont donc relancé l’activité. Ils pourront
bénéficier dans les prochains mois d’une diversification
de espèces de fourrage cultivées sur le site. L’assurance
en a été faite par le responsable régional
de l’ISRA Saint Louis. Ce dernier a ajouté que plusieurs
résultats étaient disponibles et qu’ils seront
bientôt mis à la disposition des producteurs en partenariat
avec l’ANCAR. Ils pourront également bénéficier
d’un projet de plantation de brise vent qui pourront assurer
de meilleurs rendements à leurs cultures.
Mise en valeur de la vallée du
Poussang à Kolda :
C’est quelques 8 00 hectares de rizières
qui s’étendent aujourd’hui à perte de
vue dans la vallée du Poussang dans la communauté
rurale de Wassadou dans la région de Kolda. Grâce
à un partenariat entre l’ANCAR et World Vision, les
populations de wassadou à quelques encablures de la frontière
entre le Sénégal et la Guinée Bissau ont
pu redynamiser leur ancienne occupation à savoir, la culture
du riz. 
En effet, avec l’appui des deux structures, 7 diguettes
ont été construites pour le bénéfice
des populations de Wassadou. Avec les nouvelles installations,
les producteurs de la vallée ont pu améliorer très
sensiblement les rendements à l’hectare. C’est
ainsi qu’ils sont passés de 4 tonnes à 6 tonnes
à l’hectare. Ils ambitionnent d’atteindre les
8 tonnes à l’hectare. Cette culture faute d’eau
était peu à peu délaissée au profit
de l’exode vers les grandes villes. Selon le PCR (Président
du Conseil Rural) de Soumboudou, de plus en plus de jeunes reviennent
à la terre avec l’amélioration des méthodes
de culture. Avec l’installation d’un système
hydro agricole, l’ANCAR et World Vision ont permis aux populations
de maîtriser l’eau et d’améliorer ainsi
leurs conditions de culture. D’un autre coté, un
programme de plantation de palmier a été conduit
avec ces mêmes populations avec le concours de l’ANCAR.
Ce programme vise à réduire l’érosion
hydrique et le ruissellement des eaux de culture. Un autre projet
de plantation d’arbres fruitier sur près de 150 ha
vise lui à participer à l’amélioration
de l’alimentation des populations surtout des enfants.
C’est avec enthousiasme que les femmes déplacées
de Niaguiss ont accueilli à la lisière de la ville
de Ziguinchor, le Directeur Général de l’ANCAR
en tournée nationale. Ces femmes qui bénéficient
d’un important programme d’accompagnement des populations
déplacées mis en œuvre avec l’appui de
l’ANCAR entre autres partenaires, ont montré leur
satisfaction pour ce projet. Ziguinchor a été la
première étape de la tournée que Makane GUISSE
a démarrée au mois de Novembre et qui l’a
conduit au niveau de toutes les régions du Sénégal.
Cette tournée du Directeur Général de l’ANCAR
avait pour objectif, entre autres, d’établir le contact
et d’échanger avec le personnel régional de
l’ANCAR, les autorités administratives locales, les
responsables des organisations de producteurs (CRCR) et les partenaires
locaux au développement.
Elle a permis d’améliorer le cadre de collaboration
avec ces derniers afin de renforcer le partenariat au bénéfice
des producteurs. La tournée a également eu pour
objectif de permettre au Directeur Général d’avoir
un aperçu du travail mis en œuvre par les agents de
l’ANCAR sur le terrain.
En effet, à l’entame de son mandat à la Direction
Générale de l’ANCAR, Makane GUISSE s’est
fixé comme mission de faire de l’Agence, une structure
performante. Afin d’atteindre les objectifs qu’il
s’est fixés, le Directeur Général a
souhaité une collaboration avec l’ensemble des agents
autant au niveau de la Direction Générale qu’au
niveau des Directions régionales, de même qu’avec
les partenaires au développement et les autorités
décentralisées de l’Etat. C’est dans
le cadre de la mise en place de ce cadre de collaboration, qu’il
a effectué au début du mois de novembre 2004, une
tournée de prise de contact et de travail au niveau de
toutes les régions du Sénégal. Le conseil
d’administration qui a toujours assuré à l’ANCAR
de son soutien pour la mise en œuvre de ses programmes, a
été une fois de plus mis à contribution.
C’est pourquoi le président du conseil d’administration
a participé à cette tournée du Directeur
Général.
Entre novembre et décembre dernier, le DG en compagnie
du Président du Conseil d’administration a parcouru
l’ensemble des régions du Sénégal.A
la fin de sa visite, le Directeur Général de l’ANCAR
s’est dit satisfait de ce qu’il a pu voir sur le terrain.
Il s’est réjouit du travail colossal abattu par les
Directions Régionales de l’ANCAR avec les producteurs.
Pour Makane GUISSE, la satisfaction est d’autant plus importante
que les réalisations sur le terrain répondent et
aux attentes et préoccupations des producteurs. Selon le
Directeur Général de l’ANCAR, cette tournée
a permis de constater que les producteurs bénéficient
de programmes pertinents. Mais elle a également permis
de juger l’état du partenariat sur le terrain. En
marge de ces rencontres, le Directeur général a
tenu des séances de travail avec le personnel au niveau
de toutes les régions du Sénégal ce qui a
permis de jeter les bases d’un bon climat social et de prendre
un nouveau départ dans l’optique de la pérennisation
de l’Agence.
ZOOM sur … Les femmes transformatrices
de Gandon :
Du savon artisanal aux pagnes teints en passant par la transformation
des fruits et légumes et des produits halieutiques, les
femmes de Gandon dans la région de Saint louis ont une
palette de réalisations riches et diversifiée dont
elles peuvent être fières. Encadrées par l’ANCAR,
dans le cadre de programmes de renforcement de capacité
des populations de la zone, les femmes de cette localité
située à quelques dix kilomètres de Saint
Louis commencent par elles mêmes. Elles ont reçu
différentes formations dans le domaine de la teinture,
de la sérigraphie et de la transformation des produits
agricole et halieutiques. C’est ainsi que 20 teinturières
et 20 femmes travaillant dans la savonnerie ont bénéficié
de renforcement de capacité dans leur domaine d’activité.
Aujourd’hui qu’elles maîtrisent les techniques
de production dans ces différents domaines, elles ont la
volonté d’augmenter leurs productions afin de répondre
aux nombreuses demandes du marché. C’est pourquoi
profitant de la visite du Directeur général de l’ANCAR,
les femmes ont sollicité l’intermédiation
de l’Agence pour l’obtention de financement ainsi
qu’un appui pour un meilleur renforcement de capacité,
une amélioration des conditions de travail et une bonne
commercialisation.
Il faut souligner que ces femmes de Gandon s’activent aussi
dans l’Agriculture avec des spéculations telles que
le mais, le manioc et le sésame. La Transformations des
produits empêche le bradage des récoltes sur les
marchés.
La culture de fourrage à Keur
Momar SARR dans la Région de Louga :
A Keur Momar Sarr dans la région de Louga, les éleveurs
expérimente une synergie entre l’Elevage et l’Agriculture.
Sur près de 10 hectares, les producteurs tentent depuis
peu d’introduire et de dynamiser la culture de fourrage
afin de satisfaire l’alimentation de leur bétail.
Cette méthode permet aux paysans de commercialiser des
produits rentables tels que le mais et l’arachide et de
disposer de fourrage pour leur bétail tout au long de l’année.
C’est ainsi qu’avec l’appui de l’ANCAR
et de l’ISRA que ces producteurs ont mis en culture du fourrage
sur près de hectares de terre. Ils bénéficient
sur ce périmètre d’un matériel moderne
qui leur permet plusieurs récoltes de fourrage. Ce fourrage
est conservé par la suite dans un hangar disponible sur
le site.
Ce programme était à l’origine financé
par la banque mondiale et mis en œuvre par l’ASPRODEB
; Aujourd’hui que la banque s’est retirée,
les producteurs tentent de poursuivre le programme et de consolider
les acquis. Avec un financement de plus de 8 millions acquis grâce
à l’ANCAR, les producteurs ont relancé l’activité.
Les producteurs pourront bénéficier dans les prochains
mois d’une diversification de espèces de fourrage
cultivées sur le site. L’assurance en a été
faite par le responsable régional de l’ISRA Saint
Louis. Ce dernier a ajouté que plusieurs résultats
étaient disponibles et qu’ils seront bientôt
mis à la disposition des producteurs en partenariat avec
l’ANCAR. Ils pourront également bénéficier
d’un projet de plantation de brise vent qui pourront assurer
de meilleurs rendements à leurs cultures.
Mise en valeur de la vallée du
Poussang à Kolda :
C’est quelques 8 00 hectares de rizières qui s’étendent
aujourd’hui à perte de vue dans la vallée
du Poussang dans la communauté rurale de Wassadou dans
la région de Kolda. Grâce à un partenariat
entre l’ANCAR et World Vision, les populations de wassadou
à quelques encablures de la frontière entre le Sénégal
et la Guinée Bissau ont pu redynamiser leur ancienne occupation
à savoir, la culture du riz.
En effet, avec l’appui des deux structures, 7 diguettes
ont été construites pour le bénéfice
des populations de Wassadou. Avec les nouvelles installations,
les producteurs de la vallée ont pu améliorer très
sensiblement les rendements à l’hectare. C’est
ainsi qu’ils sont passés de 4 tonnes à 6 tonnes
à l’hectare. Ils ambitionnent d’atteindre les
8 tonnes à l’hectare. Cette culture faute d’eau
était peu à peu délaissée au profit
de l’exode vers les grandes villes. Selon le PCR (Président
du Conseil Rural) de Soumboudou, de plus en plus de jeunes reviennent
à la terre avec l’amélioration des méthodes
de culture.
Avec l’installation d’un système hydro agricole,
l’ANCAR et World Vision ont permis aux populations de maîtriser
l’eau et d’améliorer ainsi leurs conditions
de culture. D’un autre coté, un programme de plantation
de palmier a été conduit avec ces mêmes populations
avec le concours de l’ANCAR. Ce programme vise à
réduire l’érosion hydrique et le ruissellement
des eaux de culture. Un autre projet de plantation d’arbres
fruitier sur près de 150 ha vise lui à participer
à l’amélioration de l’alimentation des
populations surtout des enfants.
Programme de stabulation des femmes
éleveurs de Tamba :
A Tamba, les femmes travaillant dans le secteur de l’élevage
bénéficient aujourd’hui de revenus conséquents
tirés de leurs activités. Grâce à des
programmes de formation en transformation et amélioration
de l’hygiène et de la qualité du lait les
femmes éleveurs de la région bénéficient
de revenu dans le cadre de projets d’embouche, de poulaillers
améliorés, de bergeries et d’étables.
Un des aspects de ce programme que les femmes n’ont pas
manqué de saluer c’est que toutes les activités
menées rejoignent parfaitement la volonté des groupements
de femmes. C’est d’ailleurs par leur souhait qu’une
unité de stabulation a été mise en place
et permet aux femmes éleveur, de croiser leurs vaches,
avec un individu de race beaucoup plus productive. Parallèlement
à cette activité, les femmes entreprennent la production
de fourrage et fournissent elles même l’alimentation
nécessaire à leur bétail.
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